Bussigny-sur-Oron


Bussigny fit autrefois partie de la seigneurerie d'Oron. Avant la Réformation, ses habitants étaient paroissiens de Saint-Martin (Fribourg). Puis ils furent rattachés à la paroisse de Châtillens. Adoptées en 1923, ces armoiries ont repris les étoiles et le croissant d'un ancien sceau paroissial de Châtillens, alors que le cabri rappelle le surnom donné aux habitants du village.

Devant la dentelle des montagnes de Savoie, du Mont-Blanc et des Dents-du-Midi qui attendent un beau coucher de soleil d'automne, les Préalpes vaudoises donnent la main, si l'on peut dire, aux fribourgeoises, jusqu'au Moléson. Ce n'est que vallons, pâturages et forêts. C'est le paysage qui s'offre aux habitants de Bussigny tous les jours que Dieu fait... Pas étonnant qu'ils aient bon caractère !

Aux confins du district d'Oron, le village fut détaché de la Haute-Veveyse, de St-Martin, au moment de la Réforme. Il semble que la grande église veille encore sur ses anciens paroissiens devenus protestants par la grâce de Dieu et surtout des Bernois. Il faisait partie des dépouilles de la Maison de Gruyère, endettée jusqu'aux yeux.

Les villageois sont surnommés "Les cabris", à cause de leurs armoiries : "Parti à senestre d'azur, à deux étoiles d'or, surmontant un croissant couché de même; à dextre d'or, de sable, un cabri rampant, lampassé de gueule".

Le nom du village vient de Buxus (buis) et, par extension Buisson. Dans le temps, chaque ruisselet et chaque bord de chemin avaient leur haie, refuge des oiseaux et des petits animaux. Il y avait encore des vergers qui font le village un peu rose des fleurs de pommiers au printemps.

L'école de Bussigny fut fermée en 1926. Les trois communes du haut, Oron-le-Châtel, Bussigny et Chesalles ont une école commune à Chesalles.

Bussigny... village où des gens des villes, cherchant la tranquillité, ont construit de ravissantes villas. Village où de très jolis lieux-dits perpétuent le bonheur de naguère: Le Joratel, La Raisse, Nervaux, le Clos d'amour, Village où la politique n'est qu'un insignifiant accessoire. De 1851 à 1893, Louis Stuby est syndic. De 1894 à 1941, c'est Charles Cardinaux, puis Jacques Stuby jusqu'en 1973. La sagesse paysanne veut que la présence de trois syndics pendant 122 ans fait dire à l'électeur:" Quand on a un bon domestique, on le garde!!"

Rob.K .